Magnétophone et carnet de notes
Quand j’étais jeune, j’admirais les reporters qui partaient en guerre à l’autre bout du monde, ou qui déjouaient de savants complots politiques. Je me prenais pour Dustin Hoffman dans Les Hommes du président (Alan J....
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Magnétophone et carnet de notes
Quand j’étais jeune, j’admirais les reporters qui partaient en guerre à l’autre bout du monde, ou qui déjouaient de savants complots politiques. Je me prenais pour Dustin Hoffman dans Les Hommes du président (Alan J. Pakula, 1976). Comme Superman, déguisé en journaliste dans les rues de Metropolis, j’aspirais à la justice ; comme Loïs Lane, je désirais le prix Pulitzer (même si je n’avais aucune idée de ce que c’était, ça avait l’air trop classe). J’étais Spirou combattant le cruel Zorglub aux côtés de son pote Fantasio, j’étais Vicki Vale lorsque je traquais le scoop dans Gotham, j’assistais Jerry Thompson dans Citizen Kane, j’aidais Tintin lorsqu’il partait… ah non, pas Tintin. J’aimais pas Tintin. Les périples de ces intrépides qui brandissaient leur crayon face aux glaives des méchants, une Remington pour tout bouclier, alimentaient mon imagination fiévreuse. Ils entraient avec fracas dans le bureau de leur patron, tapaient du poing sur la table p
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