Michel, mon ami, toi qui regardes les reliefs pénéplainés comme d'autres contemplent la mer, Il te suffit d'une colline douce, d'un horizon ancien, pour lire dans le paysage le passage du temps. Comme les landes de Bretagne sous le vent d'ouest, tu aimes...
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Michel, mon ami, toi qui regardes les reliefs pénéplainés comme d'autres contemplent la mer, Il te suffit d'une colline douce, d'un horizon ancien, pour lire dans le paysage le passage du temps. Comme les landes de Bretagne sous le vent d'ouest, tu aimes les terres patientes qui ne cherchent pas à impressionner. Heureux homme qui sait que les falaises, les ajoncs et les chemins creux parlent un langage plus vrai que bien des discours. Et lorsque tes cinq enfants se réunissent autour de toi, c'est encore un paysage que je vois : celui d'une vie façonnée par l'affection et les saisons. La Bretagne, les vieux reliefs, les êtres aimés : voilà ton royaume, mon cher Michel, et il est vaste comme le ciel.
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