Les cheveux des femmes ne relèvent pas seulement des domaines esthétiques. Les icônes des années folles, telles Joséphine Baker, Coco Chanel ou Greta Garbo, l’ont démontré : leurs cheveux sont aussi des leviers identitaires et politiques. Leur...
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Les cheveux des femmes ne relèvent pas seulement des domaines esthétiques. Les icônes des années folles, telles Joséphine Baker, Coco Chanel ou Greta Garbo, l’ont démontré : leurs cheveux sont aussi des leviers identitaires et politiques. Leur longueur est parfois le reflet de profonds changements sociétaux. D’ailleurs, la « coupe garçonne » ne symbolise-t-elle pas cette époque bénie où les femmes occidentales délassent les corsets et revendiquent le port du pantalon ? Quoi qu’il il en soit, la politisation des cheveux n’est pas un fait nouveau.
Dans le cadre du cycle de débats organisés par Bamko ASBL2 en 2017, l’auteure Éléonore Ky-Makamontre comment les cheveux crépus des diasporas africaines sont devenus des « objets politiques » servant par exemple à marginaliser les esclaves en les classifiant à partir du cheveu jugé normal et supérieur : le cheveu lisse. Conscients de cette valorisation et en vue notamment de faciliter leur mobilité sociale, les diasporas
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