Entre paradoxes, contraires-contraintes, abus de pouvoir, restrictions de libertés, récupération de l’espace public, la dictature en marche régie depuis plus d’un an notre quotidien. Il m’arrive pourtant très fréquemment d’oublier, encore, ma muselière pour...
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Entre paradoxes, contraires-contraintes, abus de pouvoir, restrictions de libertés, récupération de l’espace public, la dictature en marche régie depuis plus d’un an notre quotidien. Il m’arrive pourtant très fréquemment d’oublier, encore, ma muselière pour sortir faire mes achats de premières nécessité ou pour m’aérer la tronche, cheveux au vent, la nifle aux aguets, cherchant à retrouver l’odeur du vivre-ensemble, cette odeur de chair
humaine, tu sais, celle qui peuplait tantôt les terrasses des cafés. Je me rappelle ces ruelles bruyantes, ces boulevards noirs de monde, l’odeur du pop-corn des salles de cinéma (et même le « crunch-crunch » de ton voisin qui te gonflait éperdument), de ta godasse qui restait collée au sol à la sortie du concert, des derniers cliquetis de couverts quand tu tardais à quitter ta table au restaurant et, au bistrot, de ces fameux « euh, ok, mais c’est la dernière hein ». Tu sais, quand, deux heures après, tu étais encore accoudé au comptoir et, qu’en vida
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