La montagne n’appartient à personne, et c’est précisément pourquoi elle appartient à
l’ensemble du vivant. Ce principe fondateur de Mountain Wilderness n’a rien d’un acquis.
Il est une exigence permanente, un horizon à défendre autant qu’une promesse à...
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La montagne n’appartient à personne, et c’est précisément pourquoi elle appartient à
l’ensemble du vivant. Ce principe fondateur de Mountain Wilderness n’a rien d’un acquis.
Il est une exigence permanente, un horizon à défendre autant qu’une promesse à honorer.
Les thèses de Biella le formulaient dès 1987 : la wilderness, c’est cet environnement où il
est encore possible de « faire l’expérience d’une rencontre directe avec les grands
espaces, et y éprouver en toute liberté la solitude, les silences, les rythmes, les lois
naturelles et les dangers. ». C’est ce pouvoir-là que nous avons le devoir de préserver. Or
ce pouvoir est aujourd’hui menacé. La liberté d’accès ne survit pas à l’irresponsabilité de
celles et ceux qui en usent sans égard. Pratiquer la montagne librement suppose
d’accepter ses règles, celles du vivant, pas celles du marché.
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