En voilà des danseuses qui n’avaient pas froid aux yeux, prêtes à tout pour danser comme bon leur semblait, à une époque où depuis le Code civil de 1804, une femme était considérée comme mineure à vie, soumise à l’autorité d’un père ou d’un mari. Il n’y a...
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En voilà des danseuses qui n’avaient pas froid aux yeux, prêtes à tout pour danser comme bon leur semblait, à une époque où depuis le Code civil de 1804, une femme était considérée comme mineure à vie, soumise à l’autorité d’un père ou d’un mari. Il n’y a qu’à voir les pseudonymes transgressifs que les danseuses de cancan portaient : Grille-d’Égout et La Goulue, bien sûr, mais aussi Poils aux Pattes, Tête de Mort, La Môme Caca… Des noms bien éloignés de l’idéal féminin sage et silencieux imposé par le XIXe siècle. Née dans les bals populaires vers 1830, cette danse acrobatique au rythme endiablé, renouvelée par des générations de femmes, fut un temps interdite pour indécence. En cause, le lever de jupon qui dévoilait les jambes mais aussi un religieuse ou militaire, aux noms aussi audacieux Autant de pas créés par les cancaneuses à découvrir absolument ! Car on peine à imaginer aujourd’hui à quel point le cancan était contestataire, tant sa dimension féministe et
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