1 « Jouer avec le feu » 1 « Je lui dis : “Tu jouais avec le feu.” Il me répond : “Naturellement ! (Je retiens ce mot-là.) Avec quoi veux-tu qu’on joue ?” » (V, 6152 ). « Jouer avec le feu », dans ce court dialogue, c’est le choix pleinement assumé de...
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1 « Jouer avec le feu » 1 « Je lui dis : “Tu jouais avec le feu.” Il me répond : “Naturellement ! (Je retiens ce mot-là.) Avec quoi veux-tu qu’on joue ?” » (V, 6152 ). « Jouer avec le feu », dans ce court dialogue, c’est le choix pleinement assumé de l’Artiste dans Les Grands Chemins, la chronique qui suivra Les Âmes fortes. Il y a là un choix de vie (à moins que ce ne soit un instinct de mort) qui définit maints personnages gioniens tentés par la démesure, maints amateurs d’abîmes qui jouissent des approches du vide. « Jouer avec le feu » : l’expression apparaît à deux reprises dans Les Âmes fortes. D’abord à propos des Numance, qui ont provoqué leur propre ruine à force de donner sans mesure, du temps où ils vivaient encore à Carpentras : « Ce qui devait arriver, arriva. On ne joue pas avec le feu. L’argent, c’est un monde. Un beau matin ils sont ruinés. » (AF, 1493 ). Ensuite à propos des habitants de Châtillon, qui ne se doutent pas de la menace que Thérèse pourrait représenter p
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