Ce que nous appelons communément le « néolibéralisme » souffre l’aporie d’une définition claire vis-à-vis de la réalité à laquelle il se réfère, de sorte que son emploi consiste la plupart du temps en une facile subsumption de phénomènes...
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Ce que nous appelons communément le « néolibéralisme » souffre l’aporie d’une définition claire vis-à-vis de la réalité à laquelle il se réfère, de sorte que son emploi consiste la plupart du temps en une facile subsumption de phénomènes indistincts et mal appréhendés, relevant confusément à la fois du capitalisme financier, d’une idéologie droitière, de la postmodernité, de l’individualisme, des inégalités sociales et de la société de consommation, espèce de concept bric-à-brac à géométrie variable, utile pour le récit journalistique en ce qu’il peut avoir de plus faible ou pour la critique et la mobilisation sociales en ce qu’elles peuvent avoir de plus large.
En supposant que le néolibéralisme tire de l’économie politique néoclassique un registre de savoirs à la fois positifs et normatifs, il est néanmoins possible de le définir comme un mode de gouvernementalité politique qui encourage et nécessite la production de l’homo œconomicus. À ce titr
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