E
n proposant de mettre fin à
l’obligation de servir, le Groupe
pour une Suisse sans armée
(GSsA) espérait porter un coup mortel à l’armée.
Las, son initiative provoque une levée de boucliers, y compris auprès de militants de gauche et
d’antimilitaristes...
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E
n proposant de mettre fin à
l’obligation de servir, le Groupe
pour une Suisse sans armée
(GSsA) espérait porter un coup mortel à l’armée.
Las, son initiative provoque une levée de boucliers, y compris auprès de militants de gauche et
d’antimilitaristes convaincus.
En
effet, s’il était accepté, le texte n’entraînerait pas la dissolution de l’armée, mais, au contraire, sa professionnalisation et sa privatisation.
«La
professionnalisation d’une armée
engendre inévitablement, principalement pour des raisons de coût, un
recentrage vers son cœur de métier:
l’entraînement aux missions de combat, et, en corollaire, une externalisation de plus en plus étendue des
fonctions de soutien, indispensables
au fonctionnement de l’institution»,
relève le socialiste vaudois Adrien
Fontanellaz.
Cette logique est en
œuvre dans toutes les armées occidentales, à commencer par l’US
Army qui mène ses campagnes avec
un conglomérat de sociétés privées,
les contractors.
Adrien Fontanellaz
souligne en outre
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