« Le cœur n’a pas de rides » écrivait Madame de Sévigné, eh bien le texte de Loleh Bellon non plus ; sa fraîcheur, sa poésie, son universalité traversent les épreuves du temps, le rendant toujours aussi actuel. « De si tendres liens » quel joli titre pour...
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« Le cœur n’a pas de rides » écrivait Madame de Sévigné, eh bien le texte de Loleh Bellon non plus ; sa fraîcheur, sa poésie, son universalité traversent les épreuves du temps, le rendant toujours aussi actuel. « De si tendres liens » quel joli titre pour évoquer les relations des enfants avec leurs parents, dans le cas présent d’une mère avec sa fille. Liens qui resteront indéfectibles quoi qu’elles disent, quoi qu’elles fassent. Cette tendresse se cache dans ce jeu de miroirs où tour à tour la mère est l’enfant et l’enfant est la mère, leurs souvenirs, leurs blessures, leurs frustrations, leurs joies construisent le temps qui passe et alimentent la vie, vie où chacun d’entre nous y trouvera au détour d’une réplique une émotion qui lui parlera. Christiane Cohendy est la mère, son regard pénétrant violant notre intimité et ses silences en disent plus que les sublimes répliques que Loleh Bellon a écrites. Son jeu léger et grave à la fois est d’une belle sincérité. Clotilde Mollet est la
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