l Le Cameroun a toujours «fabriqué» de grands attaquants. Mais aucun, sans doute, n’eut jamais le talent pur de Jean MangaOnguéné, surnommé au fil de sa gloire «Tête d’or» puis «Manga 1er ». Jamais peut-être un joueur africain, hormis le Malien, Salif...
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l Le Cameroun a toujours «fabriqué» de grands attaquants. Mais aucun, sans doute, n’eut jamais le talent pur de Jean MangaOnguéné, surnommé au fil de sa gloire «Tête d’or» puis «Manga 1er ». Jamais peut-être un joueur africain, hormis le Malien, Salif Keita, n’a d’ailleurs connu une réussite aussi foudroyante et aussi méritée. Car Manga-Onguéné est le prototype du footballeur dont rêvent les entraîneurs et dont raffolent les foules. Assez mince, élancé, le Camerounais promène sur le terrain une silhouette nonchalante et semble se désintéresser du jeu. Mais gare au ballon qui échoue dans ses pieds : il est «dompté» avec une rare élégance, distillé avec précision. Faux lent, Manga-Onguéné possède la vitesse, l’accélération -dans un mouchoir- et la technique en plein mouvement nécessaires pour venir à bout des défenses. Il est compositeur et exécutant, intelligent et simple, plus poète que réaliste. Ses buts, et il en a marqué d’innombrables en quinze années de carrière, sont des chefs-d’
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