Il est des auteurs qu’on oublie vite, et d’autres dont on ne peut plus se séparer. Frantz Fanon (1925-1961) appartient à l’évidence à la seconde catégorie. Qui a tenu en main l’un de ses livres, qui a lu quelques-unes de ses lignes, sait combien il est...
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Il est des auteurs qu’on oublie vite, et d’autres dont on ne peut plus se séparer. Frantz Fanon (1925-1961) appartient à l’évidence à la seconde catégorie. Qui a tenu en main l’un de ses livres, qui a lu quelques-unes de ses lignes, sait combien il est difficile d’oublier cette expérience. Fanon happe. Fanon fascine. Fanon secoue et choque aussi, parfois. Ses textes nous empoignent et ne nous lâchent plus. Pour Fanon plus encore que pour beaucoup d’autres, les livres étaient des armes de combat.
Psychiatre, anticolonialiste, révolutionnaire, il a publié trois livres de son vivant, dont le premier,
Peau noire, masques blancs (1952), à l’âge de vingt-sept ans. Cinq ans plus tard, alors qu’il
s’est engagé aux côtés du Front de libération nationale (FLN) algérien, il rencontre l’éditeur
François Maspero, qui publie ses deux autres ouvrages : L’An V de la Révolution algérienne
(1959) et Les Damnés de la terre (1961).
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